Le 21 août 1810, le parlement suédois désigne un maréchal français, Jean-Baptiste Bernadotte, comme successeur au trône.
![[Bilden hittades ej]](http://www.consulat-suede.fr/news_img/Bernadotte.jpg)
Adopté par Charles XIII, Bernadotte se convertit au protestantisme et prend le nom de Charles XIV Jean. Il régne sur la Suède et la Norvège entre 1818 et 1844 et encore aujourd'hui ce sont ses descendants de Bernadotte qui règnent sur notre monarchie constitutionnelle.
Maréchal BERNADOTTE (Jean-Baptiste Jules), général français, puis roi de Suède, né à Pau le 26 janvier 1763, mort à Stockholm en 1844. Il était fils d’un avocat, s’engagea à dix-sept ans dans le régiment de Royal-Marine, et n’était encore que sergent en 1789.
En 1810, les états de Suède, sentant pour leur pays le besoin d’un guerrier et d’un administrateur, le proclamèrent prince royal de Suède et héritier présomptif de la couronne. Il partit sans vouloir asservir sa politique future aux plans de Napoléon, fut accueilli comme un fils par Charles XIII, qu’il entoura jusqu’à ses derniers jours de déférence et de soins affectueux. Dès ce moment il régna de fait, et la Suède n’eut qu’à s’applaudir de son choix. Mais les intérêts de sa patrie adoptive, les devoirs nouveaux que lui imposait sa position, les exigences despotiques de Napoléon, l’envahissement de la Poméranie et de l’île de Rugen par les troupes françaises, l’entraînèrent dans la coalition de 1812. Il essaya cependant de jouer le rôle de médiateur, et il écrivit à l’Empereur des lettres fort sensées pour l’engager à ne point s’opposer à la paix du continent. L’injustiflable agression du monarque français, ses menaces, ses injonctions insultantes, l’inintelligente hauteur avec laquelle il traita une nation qui eût pu lui être d’un secours inappréciable pour son expédition de Russie, portèrent leurs fruits. Le prince royal (Bernadotte) remporta sur Ney et Oudinot les victoires de Grossbeeren et de Dennewitz (1813), décida du succès de la bataille de Leipzig, mais ne prit aucune part à l’invasion de la France, pour laquelle il s’était fait promettre des souverains la conservation de ses limites naturelles. On a prétendu qu’alors il nourrissait l’espérance secrète d’être choisi pour remplacer Napoléon sur le trône. Malgré sa réserve prudente pendant la campagne de France, il fut mal accueilli à Paris ; lorsqu’il parut en 1814. A la mort de Charles XIII (1818), il fut proclamé roi de Suède et de Norvège, et prit le nom de Charles-Jean IV. Malgré la prédiction de Napoléon, il a conservé paisiblement le trône pendant vingt-cinq ans, jusqu’à la fin de sa vie, et put le transmettre à son fils Oscar Son règne fut une ère de prospérité pour les Suédois , qui lui témoignèrent toujours un vif attachement. Il a relevé le pays qui l’avait adopté d’une décadence qui semblait irrémédiable. Commerce, agriculture, industrie, finances, marine, travaux publics, tout s’est ranimé par ses soins intelligents et son activité. On a publié en 1819 (Paris) sa Correspondance avec Napoléon, ainsi qu’un Recueil fr lettres, proclamations et discours (Stockholm, 1825).




Lettre des Actualités
Archives